Les dossiers

Arrêtez de fumer

La e-cigarette

L’organisation mondiale de la Santé (OMS) dit non à la cigarette électronique. Les autorités sanitaires britanniques s’apprêtent à la considérer comme un médicament d’aide au sevrage.

Quant à la France, elle va interdire son utilisation auprès des mineurs… Pas facile en effet de démêler le vrai du faux avec la cigarette électronique.

 

Certains considèrent qu’elle peut mener les jeunes au tabagisme.

Et des études très sérieuses le confirment. Ainsi un travail américain a montré auprès de 700 jeunes âgés de 16 à 26 ans non-fumeurs que le fait de vapoter pouvait à terme déclencher l’envie de fumer du tabac. Certains d’entre eux avaient expérimenté la cigarette électronique et d’autres non.

En 2012, ils ont dû répondre à cette question : « Pensez-vous que vous commencerez à fumer d’ici un an ? » La majorité avait répondu non.

Un an plus tard 38% des usagers de cigarette électronique étaient fumeurs, contre 10% pour les abstinents. Voilà un argument de poids.

 

D’autres études ont montré son intérêt pour arrêter de fumer.

En France, l’Académie nationale de Pharmacie recommande d’ailleurs de réserver ce produit aux seuls candidats au sevrage tabagique. Elle aussi, comme les autorités sanitaires françaises, craint que la cigarette électronique ne soit une porte d’entrée au tabagisme.

 

Enfin pour l’OMS, « les risques potentiels pour la santé des utilisateurs demeurent indéterminés ».

Elle explique notamment qu’il existe « d’importantes concentrations de propylène glycol, un irritant bien connu ». Aujourd’hui donc, aucune autorité sanitaire ou scientifique ne peut certifier de l’innocuité de la cigarette électronique. Il faudra attendre encore plusieurs années avant de conclure sur ce sujet. En attendant, la prudence s’impose.

 

Source : OMS, 9 juillet 2013 - JAMA Pediatrics, 6 mars 2014 – Académie nationale de Pharmacie, 10 février 2015 - MHRA, 12 juin 2015

©Destination Santé

 

Suivez nous

Suivez nous

facebook twitter