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Les maladies cardiovasculaires

Les MCV

  • Le système cardiovasculaire

Le système cardiovasculaire est composé du cœur et des vaisseaux (artères et veines) qui acheminent le sang dans l’organisme. Le sang apporte à notre organisme l’oxygène et les éléments nutritifs indispensables à son fonctionnement.
Les artères transportent le sang oxygéné vers les organes. Elles se composent des artères coronaires (irrigant le cœur), des artères carotides (irrigant le cerveau), des artères irrigant les membres inférieurs.
Les veines ramènent le sang appauvri en oxygène vers le cœur qui l'enverra dans les poumons pour se recharger en oxygène.

 

  • Les maladies cardiovasculaires

Elles sont l’ensemble des maladies caractérisées :

  • soit par une obstruction progressive des artères de l'organisme (coronaires, carotides et artères irriguant les membres inférieurs)
  • soit par la rupture d'une artère du cerveau.

Le principal responsable de ces maladies est l’athérosclérose qui se caractérise par une accumulation, sur la paroi des artères, de graisses, de produits du sang, de dépôts calcaires... Cette accumulation forme la plaque d'athérome qui évolue dans le temps en passant par différents stades. L'évolution se fait longtemps sans symptôme, et lorsque l'accident survient, la maladie est souvent à un stade avancé.

  • Les maladies coronaires

Elles se caractérisent par l’obstruction des artères irriguant le cœur.

  • L’angine de poitrine

Obstruction partielle d’une artère coronaire. Comme tout muscle très sollicité mais insuffisamment oxygéné, le myocarde (muscle du cœur) va subir une crampe douloureuse : c’est ce que l’on appelle l’angine de poitrine. Elle est la toute première étape de la maladie coronaire. La douleur survient sous forme de crise de 3 à 5 minutes, le plus souvent lors d’un effort physique.

  • L’infarctus du myocarde (ou crise cardiaque)

Elle se caractérise par une obstruction totale d’une artère coronaire. La zone musculaire dont l’irrigation est jusque là mal assurée, est victime d’une obstruction brutale de la coronaire par un caillot piégé.

 

  • Les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Comme les cellules du muscle cardiaque, celles du cerveau, les neurones, sont très vulnérables à la privation d’oxygène. Les AVC sont de deux types :

  • l’AVC ischémique, consécutif à l’obstruction d’une artère par un caillot
  • l’AVC hémorragique (ou rupture d’anévrisme). Cet accident survient surtout sous l’influence de l’hypertension, qui fragilise les petits vaisseaux.

Chaque AVC entraîne une perte de neurones. C’est ainsi qu’un déficit peut s’installer progressivement ou brutalement, qui peut aller de simples difficultés d’élocution, de mémoire, de manipulation, de paralysie durable d’une partie du corps (jambe et bras) jusqu’à l’hémiplégie (paralysie de la moitié du corps).
Ils surviennent généralement après 65 ans

 

  • L’artérite des membres inférieurs

Cette maladie est provoquée par une obstruction progressive des petites artères du pied et du mollet. Son développement va entraîner un état similaire à celui de l’angine de poitrine : l’apparition de crampes au mollet à la marche. Elle est largement favorisée par le tabagisme. Au stade ultime, elle peut conduire à l’amputation des membres inférieurs, dont un grand nombre pourrait être évité si le diagnostic et le traitement survenaient plus précocement et surtout avec l’arrêt définitif du tabac.

Tout le monde ne présente pas le même risque de développer une maladie cardio-vasculaire. Les maladies cardiovasculaires sont, par ailleurs, des affections multifactorielles, où l’environnement, les habitudes alimentaires et l’hygiène de vie jouent un rôle important en tant que facteurs de risque.

 

 Certains sont immuables …

  • L’âge : Après 50 ans chez l’homme, après 60 ans chez la femme
  • Les antécédents familiaux : la survenue de maladies cardiovasculaires précoces chez plusieurs membres de sa famille peut indiquer une prédisposition familiale et un risque plus élevé d’être soi-même victime d’une maladie cardiovasculaire.
  • Le sexe : facteur encore cité mais à nuancer dans la mesure où l’écart entre les hommes et les femmes se réduit. Les femmes étaient jusqu’à présent moins exposées mais elles sont de moins en moins épargnées en raison de leur plus grande consommation de tabac et d’alcool.

 

 … sur d’autres, il est possible d’agir

  • Le tabagisme

Presque toutes les personnes faisant un infarctus avant 45 ans sont des fumeurs. Entre 30 et 70 ans, 4 décès cardiovasculaires sur 10 sont dus au tabagisme.

  • L’hypertension artérielle

La trop forte tension artérielle fatigue le cœur prématurément et favorise le développement de la plaque d’athérome

  • Le diabète

Un taux élevé de sucre dans le sang pendant plusieurs années entraîne une atteinte progressive des artères et des petits vaisseaux du cœur, des yeux, des pieds, des reins …

  • L’excès de « mauvais cholestérol » ou l’insuffisance de « bon cholestérol »

Le « mauvais » cholestérol se dépose sur la paroi des artères où il forme des plaques d’athérome qui peuvent boucher partiellement ou totalement l’artère.

  • Le surpoids et l’obésité

La valeur du tour de taille est un bon indicateur du risque vasculaire. Le risque est accru si votre tour de taille est supérieur ou égal à 88 cm chez la femme et supérieur ou égal à 102 cm chez l’homme.

  • La sédentarité

Ennemi important des artères puisqu’il contribue à la survenue ou à l’aggravation de plusieurs facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète, surpoids, etc.)

  • Une alimentation non équilibrée

Comme pour la sédentarité, une alimentation riche en graisses et sucres favorise l’hypertension, le surpoids et le diabète.


L'association de plusieurs de ces facteurs de risque aggrave le développement de la plaque d'athérome et l'apparition des maladies cardiovasculaires.

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