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La mémoire

Les différentes mémoires

  • La mémoire à court terme (MCT) aussi appelée mémoire immédiate permet de retenir et de réutiliser une quantité limitée d'informations pendant un temps relativement court, environ une demi-minute. Elle a une capacité de 7 +/- 2 éléments (Milner 1956).

Par exemple, elle est nécessaire à la lecture et aide à retenir de façon momentanée l'information que contient une phrase qu'on vient de lire afin de pouvoir la relier de manière logique à la phrase d'après.

 

  • Si l'on veut garder cette information pour une plus longue période, il est nécessaire de la travailler. Pour cela, l'information passe en mémoire de travail (MDT) : système où, pendant un délai court (- de 3 minutes), on manipule une information à mémoriser. La mémoire de travail est « l'administrateur central » qui gère plusieurs mécanismes cognitifs requis pour gérer mentalement l'information. C'est le moment où l'information « s'imprime » dans le cerveau.

Par exemple retenir un nouveau code, un numéro de téléphone, un rendez vous ou une information importante.

 

  • Pour travailler l'information, toute stratégie est efficace, elle est surtout personnelle à chacun et à son propre mode de fonctionnement. On peut se répéter plusieurs fois les choses, utiliser des associations pour mieux retenir, classer, écrire les choses pour les voir et faire intervenir la mémoire visuelle.

Après avoir bien travaillé les informations à mémoriser, l'information se « grave » et se range dans notre mémoire à long terme. La recherche et les théories scientifiques ont mis en évidence plusieurs mémoires qui interviennent de concert ou séparément en fonction du type d'activité que nous sommes en train de réaliser.

 

On peut distinguer :

  • La mémoire sémantique : système par lequel l'individu stocke ses connaissances générales. Cette mémoire correspond aux connaissances factuelles sur le monde, aux définitions de concepts abstraits, à la culture générale, etc.

C'est une base de connaissances, un magasin d'information que nous possédons tous, et dont une grande partie nous est accessible rapidement et sans effort.

Selon Endel Tulving en 1972, c'est la mémoire nécessaire à l'utilisation du langage (mémoire des mots), c'est un thesaurus mental, le savoir « organisé » qu'un individu possède pour les mots, les symboles non verbaux et leurs significations.

Son répertoire de connaissances est organisé de façon hiérarchique : des connaissances générales aux aspects plus spécifiques des informations, indépendamment du contexte spatio-temporel (on ne sait pas forcément où et quand on a appris ces informations).

Cette mémoire reste très solide avec l'âge.

Exemple : une tomate est rouge (c'est un fruit, cela se mange), les différents présidents de la République, Rome est la capitale de l'Italie...

 

  • La mémoire épisodique : correspond à des faits uniques ayant un contexte spatio-temporel précis. Il s'agit de faits propres à l'individu. La mémoire épisodique ou mémoire autobiographique désigne le processus par lequel on se souvient des événements vécus avec leur contexte (date, lieu, état émotionnel). Contrairement à la mémoire sémantique elle est très liée à l'émotion et au ressenti.

Exemple : mes dernières vacances d'été, mon mariage, la naissance de mes enfants, se rappeler ce que l'on a fait la veille, l'anniversaire d'un proche... Ce sont les évènements de nos histoires de vie.

→ La plainte porte souvent sur cette mémoire dans le vieillissement.

 

  • La mémoire procédurale : Elle sert à réaliser des opérations complexes souvent motrices et entre en jeu dans l'apprentissage "par cœur". La mémoire procédurale porte sur les habiletés motrices, les savoir-faire, les gestes habituels.

Grâce à elle, on peut se souvenir comment exécuter une séquence de gestes. Elle est très fiable et conserve les souvenirs même s'ils ne sont pas utilisés pendant plusieurs années. Cette mémoire est activée dans les actions que nous menons « automatiquement » comme faire du vélo, préparer un œuf à la coque, démarrer sa voiture...
Les souvenirs sont retrouvés et utilisés inconsciemment (= mémoire implicite) pour l'exécution des procédures qui requièrent à la fois compétences cognitives et motrices.

Exemple : apprendre à conduire, faire du vélo, écrire, marcher, jouer du piano...

Cette mémoire est très solide avec l'âge.

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