Les dossiers

L'action contre le Sida

Les IST

Les IST sont les infections sexuellement transmissibles, anciennement appelées MST, maladies sexuellement transmissibles.

Le Ministère de la santé donne une définition claire : « une infection sexuellement transmissible est une maladie infectieuse susceptible de se transmettre exclusivement ou préférentiellement lors de rapports sexuels (homosexuels ou hétérosexuels). »

Elle peut prendre des formes multiples mais se transmet toujours par les organes sexuels (y compris lors de rapports buccaux pour certaines infections). D’une manière générale, les conduites à risques tels que les rapports non protégés ou la sexualité à partenaires multiples favorisent la propagation de ces maladies. Ce sont des infections causées par des microbes ou des germes.

Les germes se développent et se manifestent par des signes très divers. Certaines infections n’ont pas de signes particuliers de manifestation.

Une IST non repérée peut se développer dans les tissus et organes environnants.

Il existe une trentaine d’infections sexuellement transmissibles dont les principales sont :
  • Le Papillomavirus (HPV). C’est actuellement l’IST la plus fréquente dans le monde. La période d’incubation est longue : 2 à 3 mois après le rapport. L’infection peut se manifester par l’apparition de verrues sur les organes génitaux ou autour de l’anus. Les risques de complications sont graves si l'infection n'est pas traitées; elle peut favoriser  le risque de cancer du col de l'utérus. Il existe un vaccin recommandé pour les jeunes filles de 14 ans, celles de 15 à 23 ans n'ayant jamais eu de rapports sexuels ou au plus tard 1 an après le 1er rapport sexuel.
  • La Blennorragie gonococcique (dite « chaude-pisse »). Elle peut apparaître 2 à 7 jours après la contamination et se caractérise par des brûlures et/ou écoulement  jaune par la verge, le vagin ou l’anus, de la fièvre et une douleur au bas-ventre. En cas de complication, un risque de stérilité existe, surtout chez la femme. Il n'existe pas de vaccin.
  • La Chlamydiose. Pour la détecter : parfois aucun signe sinon brûlures et écoulements par la verge, l’anus ou le vagin ; fièvre et douleur au bas ventre, voire angine. L’infection apparaît 1 à 2 semaines après la contamination. Risques principaux : la stérilité et les grossesses extra utérines. Il n'existe pas de vaccin.
  • Les Condylomes. Entre 1 et  8 semaines après la contamination, de petites verrues peuvent se former sur les organes génitaux ou l’anus. En cas d’infection, il y a ensuite risque de récidive et en cas de complications, risque de cancer du col de l’utérus. Il n'existe pas de vaccin.
  • L’Hépatite B. Son apparition se signale par de la fièvre, de la fatigue, une hépatite (« jaunisse »), entre 2 et 8 semaines après la contamination. Les complications lorsqu’elle est mal soignée ? Un risque de cirrhose et de cancer du foie. Il existe un vaccin, demandez conseil auprès de votre médecin.
  • L’Herpès génital. Il s’agit de petits boutons douloureux en forme de bulles sur les organes génitaux, l’anus ou la bouche. Il apparaît 1 semaine ou plus après l’infection. Une fois atteint, il existe un risque de récidive. Il n'existe pas de vaccin.
  • Les Mycoplasmes et la Trichomonase.  Apparition 1 semaine après la contamination et se caractérisent par des démangeaisons, des brûlures et des écoulements par la verge, l’anus ou le vagin. Risque de récidive. Il n'existe pas de vaccin.
  • La Syphilis. Entre 2 et 4 semaines après contamination, des micro-plaies, des éruptions cutanées peuvent apparaître sur la peau ou les muqueuses. Les complications sont graves si non traitées : atteintes des organes vitaux (cerveau, nerfs, cœur, artères…)
  • Le VIH. Le VIH est une infection sexuellement transmissible. Les signes possibles sont la fièvre, fatigue et diarrhées à partir de 15 jours après la contamination. La complication grave du VIH est l'évolution vers le SIDA. Il n'existe pas de vaccin.

Une IST n'est jamais provoquée par une mauvaise hygiène mais par l'absence d'utilisation de préservatif.

L'utilisation de préservatif pour tous les rapports sexuels permet d'éviter la transmission de la plupart des IST.

Certaines IST peuvent être transmises de la mère infectée à l'enfant pendant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement, tels la syphilis, l'herpès, la gonococcie ou la chlamydiose, le VIH ou l'hépatite B. Il est recommandé de procéder à un dépistage de ces IST lors d'un projet de grossesse. L'infection pourra être ainsi traitée.

Les IST se transmettent très facilement et non pas toujours de signes visibles.

Il est important de se faire dépister pour savoir si l'on est atteint ou non d'une IST.

Une IST peut ne présenter aucun signe.

 

Quand se faire dépister ?
  • si l'on présente des symptômes
  • en cas de prises de risques
  • avant d'arrêter le préservatif avec un partenaire stable
  • dès projet de grossesse

 

Pourquoi se faire dépister ?
  • Eviter la progression et l'étendu des germes
  • Eviter de transmettre l'infection à d'autres partenaires
  • Ne pas prendre de risques lors d'une grossesse
  • Réduire les risques de contracter une autre infection, telle le VIH ou l'hépatite B.
  • Les IST se soignent mieux quand elles sont dépistées tôt

 

Ou se faire dépister ?

Consulter votre médecin ou gynécologue ou rendez-vous dans des centres spécialisés :

  • Les CDAG: Consultations de dépistage anonyme et gratuit
  • Les CIDDIST : Centres d'information, de dépistage et de diagnostic des IST
  • Les CPEF : Centres de Planification et d'Education Familiale

 

Suivez nous

Suivez nous

facebook twitter