Les dossiers

Le soleil

Les UV

Le soleil émet un ensemble de rayonnements qui atteignent la surface de la terre. Parmi eux : les ultraviolets (UV).

 

Les UV sont invisibles et ne chauffent pas. Ils se classent en 3 catégories :

- Les UVC très dangereux car de très faible longueur d’onde, sont absorbés par l’atmosphère et n’atteignent pas la surface de la Terre.

- Les UVB sont arrêtés en grande partie par les nuages un peu épais et sombres, le verre, le plastique et les premières couches de l’épiderme.

- Les UVA traversent plus les nuages, le verre et l’épiderme. Ils sont indolores et peuvent pénétrer plus profondément dans la peau, jusqu’aux cellules du derme.

 

L'index UV

 

L’index UV exprime l’intensité des UV et le risque qu’il représente pour la santé. Plus l’index est élevé, plus il faut se protéger.

L’index UV est élevé lorsque le soleil est haut dans le ciel.La couche d’ozone et l’ensemble de l’atmosphère jouent le rôle de bouclier protecteur contre les UV.

Ainsi, plus le soleil est haut dans le ciel (ombres courtes), plus le trajet des rayons dans l’atmosphère est court, plus l’index UV est fort. Inversement, lorsque le soleil est bas dans le ciel (ombres longues), plus les rayons UV traversent une épaisse couche d’atmosphère, plus l’index UV est faible.

 

Le piège des nuages et du vent

Les nuages génèrent fréquemment une impression de sécurité. Pourtant, hormis lorsque les nuages sont épais et sombres cette impression est injustifiée. Le piège s’avère particulièrement dangereux lorsqu’il y a un voile nuageux.

La température et la luminosité sont alors atténuées tandis que plus de 90 % des UV sont présents.

Le vent constitue un piège de même nature. Il génère également un sentiment injustifié de sécurité car la température ressentie est plutôt faible alors que le niveau d’UV n’est absolument pas réduit.

 

L’altitude et la réverbération augmentent l’Index UV

En altitude, l’épaisseur d’atmosphère qui filtre le rayonnement est réduite, il y a plus d’UV. Ainsi, l’Index UV augmente d’environ 10 % pour 1 000 m d’élévation. Malgré une température basse ou peu élevée, l’Index UV peut dépasser 10 à une altitude de 2 000 m dans les Alpes début juillet.

De plus, la réverbération des rayons sur la neige peut augmenter très fortement les quantités d’UV reçues par la peau et les yeux.

Une neige fraîche peut réfléchir 90 % des UV.

L’eau réfléchit également de 10 à 30 % du rayonnement UV, le sable 5 à 25 % et l’herbe 5 %.

 

Les UV artificiels fortement déconseillés

 

Les UV reçus de lampes se cumulent en effet aux UV reçus du soleil, augmentant ainsi les risques de cancer et accélérant le vieillissement de la peau.

Les risques spécifiques aux UV artificiels viennent des rayons qu’ils émettent et de leur puissance (largement supérieure au rayonnement solaire).

La Commission européenne a demandé au Comité scientifique des risques sanitaires, environnementaux et émergents (SCHEER) un avis sur les lampes à bronzer (novembre 2016).

 

En voici les principaux éléments :

• l’exposition au rayonnement ultraviolet (UV) provenant des lampes à bronzer, même occasionnelle, est responsable de différents cancers de la peau (mélanomes et carcinomes) ;

• en Europe, sur 63 942 nouveaux cas de mélanomes diagnostiqués chaque année, 3 500 sont susceptibles d’être liés à l’utilisation des lampes UV, avec une proportion de 68 % de femmes ;

• le bronzage artificiel augmente de plus de 15 % le risque de mélanome dans la population en général. Pour celles et ceux qui l’ont pratiqué avant l’âge de 35 ans, le risque est presque doublé (+75 %). Le risque augmente avec le nombre et la fréquence des séances ;

• l’utilisation des lampes à bronzer est déconseillée à tous même si les personnes à peau claire ou ayant des taches de rousseur, des grains de beauté atypiques ou nombreux, ou encore des antécédents familiers sont plus à risques que les autres.

 

 

 

 

 

 

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