Aloe vera : la consommer avec beaucoup de précaution

6 septembre 2018

L’Aloe vera bénéficie, à juste titre, d’une excellente réputation. Notamment en raison de ses bienfaits apaisants et antiseptiques, en application locale. Toutefois, sa consommation peut exposer à de graves effets indésirables. La DGS met en garde.

A l’occasion de ses activités de contrôle et de surveillance des marchés, la DGCCRF a constaté que les feuilles fraîches d’Aloe vera étaient parfois vendues « afin que les consommateurs puissent les cuisiner eux-mêmes ».

Le souci ? « La partie externe de la feuille sécrète un liquide de couleur jaune (appelé latex) riche en dérivés hydroxyanthracéniques », indique la Direction générale de la Santé (DGS). Or « ces molécules ont un effet laxatif très puissant, […] à l’origine de multiples effets indésirables largement documentés ». Parmi ces effets peuvent survenir des diarrhées, des douleurs et des crampes intestinales. Mais également des troubles rénaux graves en cas de consommation prolongée.

Autre élément d’inquiétude, « l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), dans un avis publié en janvier 2018, indique que ces dérivés hydroxyanthracéniques sont également susceptibles d’endommager l’ADN et d’être cancérigènes ».

 

Quelques précautions préalables

Pour autant, la DGCCRF et la DGS ne déconseillent pas pour le moment la consommation des feuilles fraîches de cette plante. Simplement, il faut prendre certaines précautions. Il est important d’éliminer « la partie externe et toute présence de latex des feuilles pour ne consommer que le gel situé au centre de la feuille » (voir photo ci-contre). Et ce, en attendant les résultats de l’évaluation des risques associés à cet usage. La DGS et la DGCCRF ont pour cela saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

A noter : par précaution, la DGCCRF et la DGS recommandent également d’éviter la consommation de feuilles fraîches d’Aloe vera, y compris du gel, par les enfants, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes fragiles.

 
 
  • Source : DGCCRF, DGS, 2 août 2018

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